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Voici les réponses proposées pour : INFORMATION COMMUNICATION

ACHETEUR(EUSE) D'ESPACES PUBLICITAIRES

Pour vendre un produit, il faut d'abord le faire connaître. L'acheteur négocie les espaces publicitaires les plus stratégiques au meilleur prix pour ses clients, les annonceurs.

ARCHIVISTE

À la différence des documentalistes ou des bibliothécaires, les archivistes conservent et mettent à la disposition des utilisateurs des documents d'origines et d'époques très diverses, qui n'étaient pas destinés, au départ, à la consultation publique.

ASSISTANT(E) COMMERCIAL(E)

Traitement des commandes, facturation, tenue du fichier clients, surveillance des stocks... l'assistant(e) commercial(e) assure tout le suivi des ventes. Premier contact du client avec l'entreprise, il ou elle se voit confier de plus en plus de responsabilités.

ATTACHÉ(E) DE PRESSE

Faire en sorte que les médias parlent de l'entreprise qu'elle représente, c'est le pari relevé quotidiennement par l'attachée de presse. À cette fin, elle organise des conférences, petits déjeuners de presse, visites ou voyages d'information pour les journalistes.

BIBLIOTHÉCAIRE

Livres, revues, mais aussi disques, films, diapositives... Pour nos loisirs ou notre information, les bibliothèques regorgent de ressources soigneusement classées et mises à la disposition du public par les bibliothécaires.

CADREUR(EUSE)

Régler la lumière, peaufiner la netteté de l'image, trouver la profondeur de champ idéale... au cinéma comme à la télévision, le cadreur est la cheville ouvrière de la prise de vues.

CHARGÉ(E) D'ÉTUDES EN MARKETING

Avant de lancer un nouveau produit sur le marché, une entreprise doit s'assurer qu'il répond aux attentes des consommateurs. Pour le savoir, elle fait intervenir le chargé d'études ou la chargée d'études en marketing.

CHARGÉ(E) D'ÉTUDES MÉDIA

Le chargé d'études média veille à ce que les campagnes publicitaires bénéficient de la meilleure visibilité et atteignent la cible visée, dans le respect du budget.

CHEF DE PUBLICITÉ

Veages, des spots, des campagnes publicitaires, c'est la mission du chef de pub. Ses conditions de travail varient considérablement selon la structure qui l'emploie.

CONCEPTEUR(TRICE) DE JEUX VIDÉO

Dans un secteur très fragilisé, le métier de concepteur de jeux vidéo offre encore quelques opportunités... au compte-gouttes.

CONCEPTEUR(TRICE) MULTIMÉDIA

Le concepteur multimédia est un spécialiste de l'interactivité. En collaboration avec des graphistes et des auteurs, il associe son, texte et images pour créer des produits multimédia.

CONCEPTEUR(TRICE)-RÉDACTEUR(TRICE)

Certains slogans publicitaires bien formulés font désormais partie de notre culture. Ils sont l'oeuvre du concepteur-rédacteur, un créatif au service de la publicité.

DIRECTEUR(TRICE) ARTISTIQUE

Les directrices et directeurs artistiques font passer des messages par l'image. Ils inventent des logos, élaborent des maquettes de journaux, conçoivent des emballages... Leur objectif majeur : le style, la personnalité.

DOCUMENTALISTE

Quelle que soit leur spécialité, les documentalistes sont des médiateurs. Ils permettent aux utilisateurs de rechercher une information sans se noyer dans la masse des documents de toutes sortes qui sont produits chaque jour.

ÉDITEUR(TRICE)

Suivre la réalisation des livres de la réception du manuscrit au " bon à tirer ", c'est le travail de l'éditeur. Il requiert des compétences littéraires, mais aussi techniques et commerciales.

INFOGRAPHISTE

Interactivité, images de synthèse, effets spéciaux... l'infographiste a tout de l'illusionniste. Sous sa houlette, les dessins prennent des couleurs, du relief, et s'animent !

INGÉNIEUR(E) TÉLÉCOMS ET RÉSEAUX

De la fibre optique au téléphone mobile, l'ingénieur télécoms est partout. Et malgré les difficultés traversées ces dernières années par les sociétés de télécoms, les perspectives lui restent favorables.

JOURNALISTE

Journaliste d'investigation, correspondant à l'étranger, grand reporter, photographe... les métiers du journalisme font rêver. Mais la profession recouvre des réalités très diverses et reste difficile d'accès.

JOURNALISTE REPORTER D'IMAGES
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Ve excellence, le JRI est spécialisé dans la réalisation de reportages pour la télévision ou les agences d'images audiovisuelles.

LIBRAIRE

BD, livres scolaires, biographies, romans policiers... près d'un million de livres sont vendus chaque jour en France, et il revient aux libraires d'orienter les choix des lecteurs parmi la profusion des titres proposés.

RÉDACTEUR(TRICE) EN CHEF

L'âme d'un journal, c'est le rédacteur en chef qui la donne, en s'appuyant sur son équipe de journalistes.

REPORTER-PHOTOGRAPHE

En photographiant les aurores boréales en Laponie, les émeutes en Haïti, le voyage du pape en Afrique ou le dernier spectacle de Pina Bausch, le reporter-photographe est le témoin de son temps. Un métier qui fait rêver, mais qui reste difficile d'accès.

RESPONSABLE DE COMMUNICATION

Communiquer, pour une entreprise, c'est promouvoir son image, en interne ou à l'extérieur. Une fonction stratégique, assurée par le responsable de communication.

RESPONSABLE DE LA PROMOTION DES VENTES

Faire grimper la courbe des ventes d'un produit ou d'un service, telle est la mission du, ou de la, responsable de la promotion. Ses instruments : des offres alléchantes et exceptionnelles. C'est ce qu'on appelle le marketing opérationnel.

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION

Qui est à la fois le premier lecteur d'un journal et le dernier journaliste de la chaîne de fabrication ? C'est le secrétaire de rédaction !

TECHNICIEN(NE) TÉLÉCOMS ET RÉSEAUX

Installation, maintenance ou conseil. Les équipements téléphoniques et informatiques reliés par câbles, satellite, voie hertzienne ou fibres optiques sont du ressort des techniciens télécoms.

TRADUCTEUR(TRICE)-INTERPRÈTE

Qu'il travaille en anglais, en allemand, en espagnol, en tamoul ou en bengali, le traducteur-interprète navigue d'une langue à l'autre, à toute allure s'il est interprète de conférence ou noyé dans la documentation s'il est traducteur scientifique.

WEBMESTRE

Très à la mode à une époque, le métier de webmestre a survécu à la difficile période post start-up. Aujourd'hui, il a trouvé une place à part entière dans de nombreuses entreprises.

ACHETEUR(EUSE) D'ESPACES PUBLICITAIRES

Pour vendre un produit, il faut d'abord le faire connaître. L'acheteur négocie les espaces publicitaires les plus stratégiques au meilleur prix pour ses clients, les annonceurs.

Négocier au mieux

Derrière le spot publicitaire ou la campagne d'affichage se trouve l'acheteur d'espaces publicitaires. Il travaille au sein d'une agence (régie d'affichage, de radio, de presse...) ou d'une centrale d'achats d'espaces . Son travail consiste à appliquer le plan média élaboré par le chargé d'études média. Ce document présente une synthèse de toutes les informations utiles à la mise en oeuvre d'une campagne publicitaire : nature du produit, données du marché, calendrier, budget prévisionnel. Grâce à ce plan, il peut orienter sa recherche d'espaces vers les supports appropriés : presse quotidienne nationale ou régionale, magazines, panneaux électroniques, supports multimédias...

Pour un spot publicitaire, par exemple, il évalue s'il doit être diffusé sur une chaîne télévisée généraliste, touchant un large public, ou sur une chaîne câblée, plus sélective, qui permettra d'atteindre une cible précise : enfants, cinéphiles... Outre la chaîne, il sélectionne les dates et heures de programmation. Une campagne publicitaire diffusée trop tôt dans la journée ou trop tard peut faire totalement échouer le lancement d'un produit. Pour faire les bons choix, il ou elle s'appuie sur les programmes que lui envoient les chaînes et, surtout, sur une batterie d'études d'audience et de sondages.

Quel que soit le support retenu, l'acheteur cherche à offrir le meilleur impact possible à ses annonceurs. Et à minimiser les coûts ! De la même façon, il négocie les tarifs dans la presse : page de droite ou de gauche, haut ou bas de page, format de l'annonce, nombre de parutions... L'achat d'espaces dans les médias peut représenter jusqu'à 80 % du budget d'une campagne. Une bonne gestion s'impose donc.

Formation

Il n'existe pas de formation spécifique. Des formations de niveau bac + 2 ou 3 en commerce ou communication peuvent mener à cette fonction : DUT information communication option publicité ; BTS communication des entreprises ; licence professionnelle commerce option marketing des produits culturels spécialisation industrie musicale et spectacle vivant à l'IUT de Châteauroux, ou commerce option marketing relationnel à l'IUT d'Évry.

D'autres formations, de niveau bac + 4 et plus, sont très appréciées. Les unes sont dispensées par les grandes écoles de commerce (HEC , ESSEC , ESCP-EAP , ESC ), les instituts d'études politiques et le CELSA . Les autres sont universitaires : IUP information communication ; IUP commerce et vente option marketing et commerce à Lille 1 ; IUP sciences de gestion option marketing à Lyon 3 ; diplômes bac + 5 marketing à Clermont-Ferrand 1, Paris 12, Dijon, Montpellier 1, Nice, Paris 1, Paris 9, Rennes 1, Toulouse 1 ; marketing et communication des entreprises : marketing global et interactif à Paris 2 ; marketing et gestion commerciale des produits à Nancy 2.

Il existe aussi des écoles privées spécialisées en publicité : Sup de pub (www.sup-de-pub.com ), École supérieure de publicité (www.espub.org ), École presse publicité relations publiques (EPPREP), Institut supérieur de communication et de publicité (ISCOM) à Paris, Lille, Lyon, Montpellier et Strasbourg (www.iscom.fr).


ARCHIVISTE

À la différence des documentalistes ou des bibliothécaires, les archivistes conservent et mettent à la disposition des utilisateurs des documents d'origines et d'époques très diverses, qui n'étaient pas destinés, au départ, à la consultation publique.

Rechercher, classer, analyser...

Du manuscrit médiéval à la cassette d'une émission télévisée, il existe toutes sortes d'archives plus ou moins rares, d'époques et d'origines très diverses.

Certaines administrations ne sont pas autorisées à se débarrasser au fur et à mesure de leur production de papier. La loi les contraint à verser certains documents bien définis à un service d'archives, interne ou externe. C'est ce qui nous permet, par exemple, de retrouver la date de naissance d'un personnage et tous les événements officiels de sa vie, parfois plusieurs centaines d'années après sa mort. Certains artistes, personnages publics ou autres font don de leurs documents à une association ou à un service d'archives . Parfois, il se crée une association, qui anime un centre d'archives et de documentation les concernant. Il existe aussi des services spécialisés dans une époque ou une région particulière : dans ce cas, ce sont les archives de la vie quotidienne qui seront conservées, comme les courriers privés ou commerciaux, les documents relatifs aux fêtes traditionnelles, les partitions musicales ou les recettes de cuisine.

Souvent, l'archiviste recherche lui-même les documents qui sont nécessaires à l'enrichissement de son fonds. Quand il les a localisés, il négocie le coût de leur acquisition. Il peut, par exemple, demander la copie d'un acte attestant de l'achat d'une maison auprès du notaire qui l'a établi. Certains documents sont également achetés lors de ventes aux enchères : l'archiviste doit ainsi entretenir des relations suivies avec les commissaires-priseurs et les librairies spécialisées.

Une fois les documents en sa possession, s'ils lui sont arrivés par don ou en lots, il étudie et détermine ceux qui doivent être conservés. Il les trie, les classe et en établit une liste détaillée avec mention de leur origine. Il analyse leur contenu et procède à leur indexation : il les décrit en quelques mots qui permettront de les retrouver à partir de leur sujet, leur date, leur auteur, leur nature (carnet, dessin, lettre), etc. Il fait restaurer les documents abîmés et scanner ou stocker sur des microfilms ceux qui sont trop fragiles ou précieux pour être manipulés.

Enfin, l'archiviste est un médiateur, ou une médiatrice, qui organise l'accueil du public et la mise à disposition des archives. Il ou elle oriente ainsi les recherches des étudiants, des historiens, des journalistes et du public, et les aide à consulter les archives difficiles à déchiffrer.

Formation



Les archivistes sont principalement issus de deux types de formation de haut niveau.

Les grandes écoles

* L'École nationale des chartes forme, en trois ans, des conservateurs archivistes-paléographes, c'est-à-dire des chercheurs capables de lire, comprendre et exploiter tout document historique. L'admission s'effectue sur concours (environ vingt places chaque année), de préférence après une classe préparatoire spécifique d'une durée de deux ans (École nationale des chartes, 19 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. www.enc.sorbonne.fr ).
* L'Institut national du patrimoine forme les conservateurs du patrimoine. Il recrute sur concours, ouvert aux titulaires d'un bac + 3. Dans la spécialité archives, le concours externe est réservé aux diplômés de l'École nationale des chartes. Les candidats admis reçoivent une formation professionnelle de dix-huit mois (Institut national du patrimoine, Carré Colbert, 2 rue Vivienne, 75002 Paris. www.inp.fr ).

L'université

Plusieurs formations de deuxième et troisième cycles débouchent sur la profession.

* Maîtrise et DESS métiers de la culture, des archives et de la documentation pour les collectivités territoriales (MECADOCTO), à Mulhouse (aselitad.free.fr )
* DESS métiers des archives, à Saint-Quentin-en-Yvelines
* DESS histoire et métiers des archives, à Angers
* Master professionnel sciences humaines mention histoire spécialité métiers des archives, à Lyon 3
* DEUG , licence et maîtrise d'IUP archives et médiathèque à Toulouse 2 (www.univ-tlse2fr./dam )
* DEUG et DESS archives et images, à Toulouse 2

ASSISTANT(E) COMMERCIAL(E)

Traitement des commandes, facturation, tenue du fichier clients, surveillance des stocks... l'assistant(e) commercial(e) assure tout le suivi des ventes. Premier contact du client avec l'entreprise, il ou elle se voit confier de plus en plus de responsabilités.

Un véritable bras droit

Fini le temps de l'assistante commerciale cantonnée aux tâches de secrétariat ! Aujourd'hui, la gestion fait partie de son quotidien. Elle rédige et envoie les devis, reçoit et traite les factures, et transmet par téléphone, courrier ou e-mail des informations sur les coûts et les délais. Il lui faut aussi mettre à jour la base de données clients et actualiser les tableaux de statistiques de ventes... mais ce n'est pas tout ! En contact permanent avec l'extérieur, l'assistante commerciale répond à l'ensemble des demandes qui parviennent au service. Elle doit être capable de présenter à un client, au téléphone, l'activité de la société et les services dont il peut bénéficier, bref de vendre son entreprise.

Par ailleurs, les missions de l'assistante commerciale ont évolué vers une participation active aux dossiers. Si elle assure toujours le suivi des déplacements des commerciaux et de leurs opérations de terrain (démarchage, animation, pose de publicité sur les lieux de vente), elle est davantage conviée aux réunions. Elle est amenée à les préparer en collaboration avec le directeur commercial, qu'elle peut aider, par exemple, à définir l'ordre du jour. De plus en plus souvent, le directeur délègue une partie de ses dossiers à son assistante ou lui propose de se rendre sur le terrain.

Aujourd'hui, on demande à l'assistante commerciale non seulement de prendre des rendez-vous pour le manager ou les chefs des ventes mais aussi de mettre à jour les dossiers avant les visites des clients, voire de préparer et de défendre les offres commerciales auprès de ces derniers. 

Formation



Il est encore possible, parfois, d'accéder à la profession avec le bac . À ce niveau, le bac pro secrétariat et le bac techno STG spécialité mercatique sont les diplômes les mieux adaptés.

Pourtant la tendance est à une élévation du niveau de formation demandé : un bac + 2 en secrétariat ou en commerce est souvent exigé pour débuter dans cette fonction. Parmi les diplômes de commerce, le BTS management des unités commerciales ou le BTS commerce international (pour la fonction export) et les DUT gestion administrative et commerciale ou techniques de commercialisation sont appréciés.

En secrétariat, on peut citer les BTS assistant de direction, assistant de gestion PME-PMI, assistant secrétaire trilingue. On les prépare le plus souvent après un bac STG spécialité communication et gestion des ressources humaines ou après un bac général L ou ES .

Par ailleurs, les diplômes universitaires à bac + 3 ou bac + 4 en langues étrangères (par exemple LEA, langues étrangères appliquées) ou en sciences économiques, s'ils sont complétés par une rapide formation en secrétariat, sont de plus en plus appréciés.

Enfin, les diplômes d'écoles de commerce, de niveau bac + 3 par exemple, permettent d'accéder à la fonction dans les grandes entreprises, pour évoluer rapidement vers un poste purement commercial.


ATTACHÉ(E) DE PRESSE

Faire en sorte que les médias parlent de l'entreprise qu'elle représente, c'est le pari relevé quotidiennement par l'attachée de presse. À cette fin, elle organise des conférences, petits déjeuners de presse, visites ou voyages d'information pour les journalistes.

Dialoguer avec la presse

Elle assure l'interface entre son entreprise et les médias. Elle plutôt que il, car les deux tiers des attachés sont des femmes ! Sa mission est de faire connaître à la presse le lancement d'un nouveau produit, l'entrée en Bourse du groupe pour lequel elle travaille, son positionnement face à la concurrence, etc. Elle est aussi là pour répondre aux demandes des journalistes. Le plus souvent, elle exerce son activité dans une entreprise ou dans une agence qui gère les activités de presse de différentes sociétés.

Son travail de diffusion de l'information s'inscrit dans le cadre de la politique de communication de l'entreprise et s'organise en trois grandes étapes.

Dans un premier temps, elle cherche à acquérir une bonne connaissance du produit ou de l'entreprise qu'elle doit promouvoir. Ses interlocuteurs sont alors les principaux acteurs de l'entreprise.

Ensuite, elle rédige des communiqués et des dossiers de presse. C'est un travail classique de production écrite, auquel s'ajoutent des tâches telles que la sélection d'illustrations, la réalisation de la maquette, le suivi d'impression, la vérification et la correction des épreuves, le contrôle du tirage.

La troisième étape consiste à délivrer l'information à la presse. Son carnet d'adresses, bien fourni et actualisé, est son principal outil de travail ! Concrètement, elle transmet les communiqués aux journalistes par voie postale, fax ou mail. Parfois, les produits sont joints à l'envoi. Elle organise également des conférences de presse, vidéoconférences, déjeuners, voyages de presse... À elle d'établir le programme de la manifestation, de préparer les invitations et de relancer les journalistes par téléphone ou par e-mail. Le jour dit, elle accueille les invités et leur fournit tous renseignements complémentaires.

Enfin, elle évalue les retombées médiatiques de ses actions de communication. A-t-elle su retenir l'attention de la presse ? Que mentionnent les journalistes de ce qui leur a été exposé ? Doit-elle modifier ses actions ? Relancer ses contacts ?

Formation



Il n'existe pas de diplôme spécifique. Mais certains diplômes de niveau bac + 2 à bac + 5 facilitent l'insertion professionnelle dans ce secteur.

* BTS communication des entreprises
* DUT information communication option communication des entreprises
* DEUG avec mention médiation culturelle et communication
* Licences et maîtrises d'information et de communication
* Licences professionnelles activités et techniques de communication
* IUP métiers de l'information et de la communication option communication d'entreprise à Grenoble 3, Nancy 2 et Paris 13, option communication interne et externe à Lille 3
* IUP information et communication d'entreprise (ICOMTEC) à Poitiers
* Magistères (bac + 5) en communication
* DESS et DEA en communication
* Diplômes des instituts d'études politiques (IEP)
* Diplômes du Celsa, particulièrement prisés par les recruteurs (www.celsa.fr )
* À noter : certaines écoles privées en communication mettent l'accent sur les relations publiques, telle l'EFAP (École française des attachés de presse) à Lille, Lyon, Levallois-Perret, Paris et Bordeaux à la rentrée 2004.

BIBLIOTHÉCAIRE

Livres, revues, mais aussi disques, films, diapositives... Pour nos loisirs ou notre information, les bibliothèques regorgent de ressources soigneusement classées et mises à la disposition du public par les bibliothécaires.

Sélection, conservation et promotion

Responsable de l'acquisition des livres et des documents proposés à la consultation, la (ou le) bibliothécaire doit réaliser une sélection des titres qui correspondent aux besoins d'information, de formation ou de loisirs de tous les lecteurs qui fréquentent la bibliothèque . À partir des catalogues des éditeurs et de la presse spécialisée, elle établit un choix de livres, mais aussi de vidéos, de CD-Rom ou de photos, en fonction des demandes qui lui ont été faites, de l'actualité des parutions et des crédits disponibles.

Une fois les nouveaux ouvrages reçus, la bibliothécaire doit les classer et les conserver. Depuis leur entrée en bibliothèque jusqu'à leur mise en rayon, elle accomplit un travail technique minutieux : les livres ou documents sont ainsi enregistrés sur ordinateur, catalogués et indexés de façon à pouvoir les retrouver à partir de leur titre, leur auteur, leur date d'édition, leur contenu, etc. Il lui faut aussi préparer les opérations de reliure et d'étiquetage en vue du prêt.

Mais son rôle ne s'arrête pas là : une des fonctions principales de la bibliothécaire consiste à accueillir les lecteurs, à les aider dans leurs recherches et à orienter leur choix. Véritable animatrice culturelle, elle est également chargée d'organiser des expositions, des rencontres avec des auteurs ou des débats. Objectif : promouvoir sa bibliothèque auprès du public.



L'université et des écoles spécialisées forment au métier de bibliothécaire.

Bac + 2

Ces diplômes permettent de se présenter aux concours d'assistant qualifié de conservation (FPT ) et de bibliothécaire adjoint spécialisé (FPE ) :

* DUT Information-communication option métiers du livre (bibliothèque, édition, librairie) .Il forme les collaborateurs des responsables de bibliothèques 
* DEUST Métiers des bibliothèques et de la documentation à Rennes 2 ou DEUST Métiers de la culture option médiathèque à Limoges
* Diplôme de bibliothécaire documentaliste (EBD) à l'École des bibliothécaires-documentalistes (EBD) de l'Institut catholique de Paris (admission sur concours)

Bac + 3

Quelques licences professionnelles peuvent préparer au concours de bibliothécaire auquel on ne peut se présenter qu'après un diplôme de niveau bac + 3 :

* licence pro Activités culturelles et artistiques option médiation culturelle : lecture publique et théâtre à Paris 12
* licence pro Métiers de l'édition spécialité librairie et métiers du livre à Mulhouse
* licence pro Métiers de l'édition option métiers de l'édition et ressources documentaires à l'IUT de Ville-d'Avray (Paris 10)
* licence pro Métiers de l'édition option métiers des bibliothèques, de l'édition et du commerce du livre à Paris 5

Bac + 5

* IUP métiers des arts et de la culture mention patrimoine culturel et documentaire à Reims, spécialité métiers du livre à Grenoble 2

* L'École nationale supérieure des sciences de l'information et des bibliothèques (ENSSIB) de Villeurbanne et l'université de Lyon 1 proposent un master en sciences de l'information et des bibliothèques. Cette école est également chargée de la formation des candidats reçus au concours de conservateur et de bibliothécaire (ENSSIB, 17-21 boulevard du 11 novembre 1918, 69623 Villeurbanne. Tél. 04 72 44 43 43 . www.enssib.fr ).
* L'École nationale des chartes forme en trois ans les professionnels de la conservation et du patrimoine. Les titulaires peuvent présenter le concours de conservateur des bibliothèques (École nationale des chartes, 19 rue de la Sorbonne, 75005 Paris. Tél. 01 55 42 75 00 . www.enc.sorbonne.fr ).

CADREUR(EUSE)

Régler la lumière, peaufiner la netteté de l'image, trouver la profondeur de champ idéale... au cinéma comme à la télévision, le cadreur est la cheville ouvrière de la prise de vues.

L'oeil des (télé)spectateurs

Au cinéma, le cadreur exerce sous la conduite du réalisateur et du directeur de la photographie. À lui de mettre en marche et d'arrêter la caméra , mais aussi de trouver le meilleur cadrage. Il intervient dès la préparation du film : analyse du scénario, repérages, choix du matériel et des angles de prise de vues ...

Pendant le tournage, ce technicien veille à ce qu'aucun élément indésirable ne se trouve dans le champ (individu, perche, projecteur...) et décide d'arrêter la caméra si l'image ne lui convient pas. Lorsqu'il n'y a pas de retour vidéo ou avant la projection des rushes , il est le seul à voir ce qu'il filme. Quelques réalisateurs cadrent eux-mêmes pour mieux diriger les comédiens. Mais le plus souvent, ils donnent leurs instructions plan par plan aux cadreurs.

Le cadreur dispose d'un premier assistant chargé de la mise au point, de la propreté des objectifs, de la pellicule et de la caméra. Les autres assistants s'occupent de charger et décharger les magasins de pellicule, de monter et démonter les caméras et leurs accessoires, gèrent les rapports avec le laboratoire...

Sur un plateau de télévision, on appelle le cameraman, opérateur de prise de vues (OPV). Plusieurs OPV (parfois une vingtaine !) filment simultanément sous des angles différents. Leurs images apparaissent de manière successive à l'antenne. Munis d'un casque, ils reçoivent les consignes du réalisateur, qui se trouve en régie. Il peut leur demander, par exemple, un plan large ou un gros plan.

En reportage, l'équipe et la préparation sont réduites. Le cameraman se déplace généralement avec un ingénieur du son et un journaliste. Plus polyvalent et plus libre, il met en scène sa photographie, travaille la lumière, décide du cadrage et de la mise au point. Enfin, si nécessaire, il peut fixer des projecteurs, rassembler et entretenir le matériel. Il peut également être journaliste reporter d'images (JRI).

Formation



Il est indispensable de suivre une formation pour devenir cadreur. Seules deux écoles sont reconnues par le comité de la carte : l'ENSMIS (www.femis.fr ) et Louis Lumière (www.ens-Louis-Lumiere.fr ). Elles sont accessibles sur concours après un bac + 2. Mais les candidats sont nombreux, et la sélection est sévère.

Toujours en deux ans d'études après le bac, le BTS audiovisuel option image enseigne les techniques de base et permet d'avoir une vision d'ensemble des métiers de l'audiovisuel. Enfin, il existe une multitude d'écoles privées, qui assurent des formations en deux ou trois ans après le bac. Toutefois leurs prestations, de qualité très inégale, peuvent être très onéreuses. Mieux vaut bien se renseigner avant de s'inscrire ! 

CHARGÉ(E) D'ÉTUDES EN MARKETING

Avant de lancer un nouveau produit sur le marché, une entreprise doit s'assurer qu'il répond aux attentes des consommateurs. Pour le savoir, elle fait intervenir le chargé d'études ou la chargée d'études en marketing.

Le marché : analyse et synthèse

Qu'il s'agisse d'un fromage, d'une voiture ou d'un dentifrice, on ne lance pas un nouveau produit au hasard. Car pour se vendre, il doit être adapté aux besoins de la clientèle. C'est là qu'intervient le chargé d'études en marketing. Ses missions : étudier le comportement d'achat des consommateurs et examiner le poids de la concurrence. Ses instruments : enquête, panel, entretien qualitatif, réunion de groupe. En effet, il existe différentes façons de prendre la température d'un marché. L'objectif est de livrer des études chiffrées, objectives et... fiables. Elles permettront au service marketing d'ajuster les caractéristiques du produit avant son lancement et de préciser la stratégie commerciale à adopter.

Pour identifier les attentes des clients potentiels, le chargé d'études en marketing pilote des enquêtes de terrain dont il conçoit la méthodologie : qui va-t-on interroger (hommes, femmes, jeunes...) ? Comment va-t-on prospecter (par téléphone, à domicile, en face à face) ? Pour une étude quantitative , il détermine la taille de l'échantillon et rédige le questionnaire : Âge ? Catégorie socioprofessionnelle ? Type de produit recherché ? Lieu d'achat habituel ? Pour une enquête qualitative, basée sur des interviews ou des tables rondes, il élabore un guide d'entretien. Par exemple, pour savoir si une idée est porteuse, les participants peuvent être invités à parler d'une manière projective, en répondant à des questions telles que : " Imaginez que ce soit une planète, comment serait-elle ? "

Le chargé d'études traite et analyse les réponses recueillies. Il en fait la synthèse dans un rapport, où il formule également des recommandations. Par ailleurs, il alimente une base de données incluant des informations provenant de l'entreprise ou de sources extérieures (études économiques et statistiques). Autant d'éléments qui permettront au chef de produit ou au responsable de la promotion des ventes de décider de lancer ou non un produit, de s'orienter vers un marché plutôt qu'un autre, de redéfinir un circuit de distribution...

Formation

* MSG (bac + 4) option marketing à Tours, Reims et Cergy-Pontoise
* MST (bac + 4) options marketing des produits de l'enfant à Angoulême, mercatique et communication à Lille 1...
* Maîtrise d'IUP : commerce et vente option marketing (e-marketing à Toulouse 1, marketing et vente à Lille 1), sciences de gestion option marketing à Lyon 3
* DESS et masters professionnels (bac + 5) dans le domaine du marketing : il en existe une quarantaine, dont le DESS études et stratégie marketing de l'IEP de Paris ou le DESS marketing quantitatif à l'ESA de Grenoble
* Diplômes des écoles de commerce : elles proposent toutes des spécialisations en marketing (bac + 4 ou bac + 5), particulièrement bien adaptées à l'exercice de ce métier.
* Diplômes des écoles d'ingénieurs proposant des cursus liés au marketing
* Diplômes de certains instituts d'études politiques (IEP), section économique et financière, option marketing

CHARGÉ(E) D'ÉTUDES MÉDIA

Le chargé d'études média veille à ce que les campagnes publicitaires bénéficient de la meilleure visibilité et atteignent la cible visée, dans le respect du budget.

Élaborer le plan média

Les chargés d'études média font du sur-mesure. Ils définissent la stratégie publicitaire d'annonceurs aussi différents qu'un fabricant de jouets, un distributeur de films ou une entreprise agroalimentaire, et veillent à ce que chaque campagne touche le public visé, dans le respect du budget prédéfini. Ils exercent en centrale d'achats d'espaces ou en agence.

Le travail consiste à élaborer le plan média. Dans un premier temps, le chargé d'études média recueille et analyse une somme d'informations : nature et place sur le marché du produit à lancer, campagnes publicitaires entreprises par les concurrents, descriptif de la clientèle (âge, sexe, catégorie socioprofessionnelle, habitudes d'achat...).

Dans un second temps, il doit sélectionner les médias et les supports dans lesquels la publicité s'insérera. Presse (quotidienne, généraliste, spécialisée...), radio, affichage, télévision, cinéma : à lui de déterminer ceux qui permettront d'atteindre la cible au meilleur coût. Qui regarde quoi ? Qui lit quoi ? Qui écoute quoi ? Quels sont les goûts et les habitudes des téléspectateurs, auditeurs, lecteurs ? Telles sont les questions auxquelles il doit répondre. À cette fin, il utilise des études d'audience et des enquêtes de consommation, analysées à l'aide de logiciels spécialisés.

Dans un troisième temps, il s'atèle à la rédaction du plan média, qu'il soumettra à l'approbation du chef d'agence (ou de centrale) et du client. Ce document mentionne :

* les caractéristiques du produit et sa différenciation publicitaire face aux produits concurrents ;
* la stratégie média (médias et supports choisis, fréquence des messages et calendrier de leur diffusion, espaces retenus...) ;
* un devis général réparti par média et évaluant le coût total des achats d'espaces.

Enfin, le chargé d'études suit la campagne, vérifie son audience et sa diffusion par média et par support afin de réajuster son action si nécessaire.

Formation



Il n'existe pas de formation spécifique au médiaplanning. La tendance est au recrutement de diplômés de niveau bac + 4 ou 5 ayant acquis la maîtrise des chiffres et des statistiques.

La profession privilégie les deuxièmes et troisièmes cycles en communication, économie, statistiques, gestion ou commerce. Certains se préparent dans les grandes écoles de commerce (HEC , ESSEC , ESCP-EAP , et ESC ), où l'on entre généralement sur concours après une prépa, dans les instituts d'études politiques (Sciences Po) ou au CELSA . Ce sont des formations réputées.

D'autres diplômes sont délivrés par l'université :

* IUP commerce et vente option marketing et commerce à Lille 1
* IUP sciences de gestion option marketing à Lyon 3
* DESS marketing à Clermont-Ferrand 1, Paris 12, Dijon, Montpellier 1, Nice, Paris 1, Paris 9, Rennes 1, Toulouse 1
* DESS marketing et communication des entreprises : marketing global et interactif à Paris 2
* DESS marketing et gestion commerciale des produits à Nancy 2...

Il existe aussi des écoles privées spécialisées en publicité : Sup de pub (www.sup-de-pub.com ), École supérieure de publicité (www.espub.org ), École presse publicité relations publiques (EPPREP) à Paris ; Institut supérieur de communication et de publicité (ISCOM, www.iscom.fr ) à Paris, Lille, Lyon, Montpellier et Strasbourg.

CHEF DE PUBLICITÉ

Vendre des pages, des spots, des campagnes publicitaires, c'est la mission du chef de pub. Ses conditions de travail varient considérablement selon la structure qui l'emploie.

Trois fonctions

La publicité emploie des créatifs, mais aussi des commerciaux ! Le chef de publicité exerce différentes activités, selon le lieu où il travaille : agence qui réalise et commercialise les annonces, régie publicitaire qui les commercialise seulement, ou annonceur qui veut faire connaître ses produits.

En agence, il vend et coordonne des campagnes publicitaires pour les clients annonceurs. C'est un prestataire de services. D'un côté, il écoute le client, cerne ses attentes, le conseille et lui propose une stratégie publicitaire : public visé, teneur du message, thèmes développés... Ensemble, ils évaluent le budget de la campagne, avant de signer le contrat. De l'autre, il transmet les grandes lignes du projet à l'équipe de créatifs (concepteur-rédacteur, directeur artistique...) chargée de réaliser la campagne. À lui de suivre toute l'élaboration du plan média et son exécution, c'est-à-dire la mise en place et la bonne organisation de la campagne. Bref, c'est un véritable stratège. Cela dit, il est soumis à des impératifs : respecter strictement les coûts et les délais.

En régie publicitaire, le chef de pub commercialise l'espace publicitaire du support pour lequel il travaille. Dans la presse écrite, il cherche à vendre des pages ; à la radio ou à la télévision, il propose des temps de passage à l'antenne. Ses clients sont des annonceurs, c'est-à-dire des entreprises qui souhaitent communiquer sur leurs produits ou leurs services. Son objectif est de les convaincre, directement ou indirectement via les agences médias, de passer de la publicité dans son magazine, sur sa chaîne de télé ou de radio, ou sur son site Internet.

S'il travaille chez l'annonceur, il communique sur les produits ou l'image de l'entreprise. Il peut aussi sous-traiter la communication auprès d'une agence de publicité. Il devra alors choisir une campagne parmi les différents projets qui lui seront soumis. 

Formation



Il n'existe pas de cursus spécifique conduisant à ce métier, mais un niveau bac + 4 ou 5 est généralement requis.

Les grandes écoles forment des diplômés rompus aux techniques les plus sophistiquées du marketing ou de la communication et particulièrement recherchés par les entreprises du secteur. Il s'agit des grandes écoles de commerce, où l'on entre sur concours généralement après une classe préparatoire ou un autre bac + 2 - HEC (www.hec.fr ), ESSEC (www.essec.fr ), ESCP-EAP (www.escp-eap.net/fr ) -, et des ESC (écoles supérieures de commerce). S'y ajoutent les IEP (instituts d'études politiques) et le CELSA (www.celsa.fr ).

Les formations universitaires de niveau bac + 4 ou 5 dans le domaine de la communication peuvent constituer un autre tremplin : IUP information communication ; IUP commerce et vente option marketing et commerce à Lille 1 ; IUP sciences de gestion option marketing à Lyon 3 ; DESS marketing à Clermont-Ferrand 1, Paris 12, Dijon, Montpellier 1, Nice, Paris 1, Paris 9, Rennes 1, Toulouse 1 ; DESS marketing et communication des entreprises : marketing global et interactif à Paris 2 ; DESS marketing et gestion commerciale des produits à Nancy 2...

Enfin, il existe des écoles privées, la plupart à Paris : Sup de pub (www.sup-de-pub.com ), École supérieure de publicité (www.espub.org ), École de publicité, presse et relations publiques (EPPREP), Institut supérieur de communication et de publicité (ISCOM, www.iscom.fr ).

CONCEPTEUR(TRICE) DE JEUX VIDÉO

Dans un secteur très fragilisé, le métier de concepteur de jeux vidéo offre encore quelques opportunités... au compte-gouttes.

Créateur de mondes virtuels

Employé par un éditeur de jeux vidéo , le concepteur détermine les différents éléments d'un jeu, et son architecture : personnages (amis et ennemis), actions, décor, pouvoirs du héros, situations rencontrées, énigmes, rebondissements, pièges, astuces, pénalités, combats... et, bien sûr, les règles du jeu. Toutes ces idées sont consignées dans le game design, document à partir duquel travailleront les dessinateurs, infographistes et programmeurs participant au développement du jeu. Placé sous l'autorité du chef de projet, le concepteur de jeux vidéo intervient à chaque étape du processus de création et communique avec l'ensemble de l'équipe : animateur, graphiste, sound designer, programmeur 3D, testeur... Il veille au respect du concept tout au long de la réalisation du projet.

Dans un premier temps, le concepteur de jeux vidéo est chargé de définir les personnages ainsi que l'action et la navigation à l'intérieur du jeu, tout en veillant à ce que celui-ci soit le plus séduisant possible. Il faut stimuler le joueur pour qu'il ne s'ennuie pas, mais éviter de le décourager par un degré de difficulté trop élevé. C'est ce qu'on appelle la jouabilité d'un jeu, ce qui contribue au plaisir de l'utilisateur (graphisme, son, musique, performance technique, originalité du scénario). La marge de manoeuvre du concepteur est cependant limitée par les contraintes techniques (choix des plates-formes, outils de création graphique, langages...).

Dans un second temps, ce spécialiste de l'interactivité passe à la réalisation. Il travaille en équipe avec les graphistes, qui donnent forme aux personnages, les animateurs 2D et 3D pour les mouvements, et le sound designer pour la bande originale. Dans certains cas, un infodesigner est chargé de l'intelligence artificielle des personnages (s'ils doivent courir, sauter, voler...).

Tout au long du processus, le concepteur est amené à faire évoluer et à améliorer les différentes phases du jeu grâce à des testeurs. À lui de formaliser l'ensemble de ces étapes dans un document écrit.

Formation



Si les autodidactes ont longtemps été nombreux dans ce métier, ce n'est plus le cas aujourd'hui. La concurrence étant rude, le bac + 4 dans une filière de création multimédia, graphique ou informatique est un minimum. La licence pro de l'Ecole des Gobelins constitue une exception et nous citons tout de même l'existence de diplômes bac + 2 qui, surtout effectués en alternance, peuvent offrir quelques rares débouchés ou préparer à un bac + 3.

* Au niveau bac + 2 : DUT services et réseaux de communication et BTS communication visuelle option multimédia. Ils forment des professionnels de la conception et du développement multimédia. 

* Au niveau bac + 3 : licence pro créations et développements numériques en ligne option design ou développement, commune à Paris 8 et à l'école des Gobelins, cette dernière ayant pignon sur rue dans le monde du graphisme. 

* Master pro sciences et technologies mention informatique, mathématiques et leurs applications spécialité jeux et médias interactifs numériques du CNAM et des universités de La Rochelle et de Poitiers.

* Master pro et master recherche jeu vidéo et médias interactifs de l'École nationale du jeu et du média interactifs et numériques (www.enjmin.net ) à Angoulême.

* De nombreuses écoles privées proposent des formations spécifiques à bac + 4 ou bac + 5. Attention, tous ces établissements ne se valent pas. Voici quelques écoles reconnues par les professionnels : l'école des Gobelins à Paris (www.Gobelins.fr ), le Centre national de la bande dessinée et de l'image (www.cnbdi.fr ) à Angoulême, SupInfoGame à Valenciennes (www.supinfogame.net ), l'ESRA-Sup'Infograph à Nice et Rennes (www.esra.edu ), ARIES-École supérieure d'infographie 3D à Grenoble, Annecy et Marseille (www.aries-esi.net ).

CONCEPTEUR(TRICE) MULTIMÉDIA

Le concepteur multimédia est un spécialiste de l'interactivité. En collaboration avec des graphistes et des auteurs, il associe son, texte et images pour créer des produits multimédia.

Sa spécialité : l'interactivité

Le concepteur multimédia est le chef d'orchestre du projet qui aboutira à la création d'un nouveau cédérom ou à la mise en ligne d'un site Internet. Au stade de la conception, il définit le parti pris éditorial du projet multimédia, avec le soutien du graphiste et de l'équipe technique. Il en élabore ensuite le contenu et la présentation, établit la charte graphique et choisit les solutions techniques adaptées pour parvenir au meilleur résultat. Son rôle consiste alors à définir l'axe autour duquel viendront s'organiser les textes, images, sons, vidéos et dessins pour que ces éléments hétéroclites forment un ensemble cohérent. C'est également à lui de diriger le tournage des séquences vidéo à partir d'un script détaillé.

Les produits multimédias invitent au dialogue de l'usager avec la machine : celle-ci lui pose des questions et le guide vers de nouveaux choix en fonction de ses intérêts et de sa vitesse d'apprentissage. Tout l'art vise à donner à l'utilisateur les moyens d'explorer cet univers dans les meilleures conditions possibles. Le concepteur est alors l'ergonome de la technique multimédia : c'est lui qui crée les liens adaptés entre textes, sons et images. Par exemple, lors de la mise au point d'un jeu vidéo, il doit élaborer une architecture de progression du joueur en définissant les accès aux différents lieux, les possibilités de déplacement et les conséquences engendrées par chaque action. En fonction de l'option choisie par l'usager (cliquer sur telle partie de l'image, revenir sur ses pas...), une nouvelle image ou un message pourront apparaître.

Formation

Bac +2 : DUT services et réseaux de communication, BTS communication visuelle option multimédia

Bac +3/4 : l'université propose des filières professionnalisées conduisant au métier de concepteur multimédia ( licences pro activités et techniques de communication option réalisation de projets multimédia à Strasbourg 1, option assistant chef de projet multimédia à Vélizy, option conception et management de projet multimédia à Saint-Dié, IUP ingénierie de l'Internet et du multimédia à Toulon, IUP métiers de l'information et de la communication à Montpellier 2).

Bac +5 : master multimédia à Bordeaux 1, Nice, Valenciennes ; création multimédia à Toulouse 2 ; design d'interface Internet et multimédia à Paris 13

coles spécialisées

* L' cole des métiers de l'image (Emi/CFT Gobelins) délivre un certificat de concepteur réalisateur multimédia accessible aux bac + 2 (www.gobelins.fr ).
* Il existe également des établissements spécialisés dans cette branche comme l'Ecole multimédia à Paris (ecole.multimedia.com ), Supinfocom à Valenciennes (www.supinfocom.fr ) ou l'Institut international du multimédia Léonard de Vinci à Courbevoie.

Ecoles d'ingénieurs : certaines écoles d'ingénieurs comme l'ENIC de Villeneuve-d'Ascq dispensent également une formation de concepteur-réalisateur multimédia (www.enic.fr ).

CONCEPTEUR(TRICE)-RÉDACTEUR(TRICE)

Certains slogans publicitaires bien formulés font désormais partie de notre culture. Ils sont l'oeuvre du concepteur-rédacteur, un créatif au service de la publicité.

Trouver une idée originale

C'est le spécialiste du slogan, de la formule choc. Il conçoit le message publicitaire pour le support auquel il est destiné : un titre pour une affiche, un scénario pour un film publicitaire, un communiqué pour la radio... Sa mission : résumer une stratégie commerciale en une idée simple, forte et concise. Il travaille le plus souvent en agence de publicité, ou dans une agence conseil en communication.

Lors du lancement de chaque nouveau projet, le concepteur rencontre un commercial de l'agence, qui lui présente les impératifs de la campagne : produit à promouvoir, budget, mode de diffusion (télévision, radio, affichage, Web...), exigences du client, cible, délai de réalisation. Puis c'est la première phase de création, placée sous le signe d'une étroite collaboration avec le directeur artistique. L'objectif est de trouver rapidement une idée originale. Ensemble, ils élaborent plusieurs projets. Puis ils les soumettent au directeur de création, qui en choisit un pour le présenter au client.

Une fois l'idée acceptée, le concepteur-rédacteur rédige le texte du message publicitaire. De son côté, le directeur artistique le met en scène. L'articulation du texte avec le visuel doit être irréprochable : le texte contrôle la perception de l'image, l'image guide la compréhension du texte.

Enfin, le concepteur suit la réalisation du projet, toujours avec le directeur artistique. Dans le cas d'une affiche, il choisit le format, la mise en page des textes et des images, les caractères d'imprimerie... Pour un film publicitaire, il recrute le réalisateur, donne son avis sur le casting, assiste au tournage... Bref, il contrôle toutes les étapes de la production pour obtenir exactement la publicité attendue.

Formation



Il s'agit d'acquérir une large culture générale. Plusieurs cursus sont envisageables :

* DUT information communication option publicité
* BTS communication visuelle option graphisme édition publicité
* Filières universitaires classiques : lettres, sciences humaines, sciences sociales, droit, information-communication, sciences économiques...
* Filières universitaires professionnalisées : IUP information-communication, DESS information-communication
* Écoles spécialisées : commerce, art, publicité, communication (Celsa ), instituts d'études politiques

Des connaissances en art graphique, photographie, psychologie de la vente, sciences du langage... peuvent utilement compléter ces formations. À noter : certains concepteurs ont appris leur métier sur le tas.

DIRECTEUR(TRICE) ARTISTIQUE

Les directrices et directeurs artistiques font passer des messages par l'image. Ils inventent des logos, élaborent des maquettes de journaux, conçoivent des emballages... Leur objectif majeur : le style, la personnalité.

Création et graphisme

Papier glacé, harmonie de couleurs et photos pleine page pour un magazine haut de gamme, gros titres et colonnes serrées pour des quotidiens d'information, musique douce et tournage en extérieur pour un spot de pub... le directeur artistique conçoit et supervise la création graphique d'un journal, d'un message publicitaire, d'un site Web, d'une affiche, d'un emballage...

C'est sous sa houlette que travaillent les graphistes, illustrateurs, maquettistes, webdesigners ou réalisateurs de films (pour une pub). Présent du début à la fin de la chaîne, c'est à lui de créer une identité visuelle, de convaincre le client de la valeur de son idée et, enfin, d'encadrer la réalisation du produit.

Dans la presse et l'édition, il s'agit avant tout d'élaborer la charte graphique (choix des styles de caractères, taille des photos, emplacement du logo...). L'ensemble des caractéristiques de cette maquette, ou ligne graphique, permettra à un magazine ou à une collection de livres d'affirmer un style et une personnalité face à tous ses concurrents.

Dans la publicité, on parle de maquette mais aussi de rough (esquisse du projet) ou de story-board (scénario d'un film sous forme de BD). Il faut s'adapter à la fois au produit (un fromage, un meuble...) et au support (papier, télé...). Le DA, chargé de l'image, forme un tandem avec le concepteur-rédacteur qui se penche, lui, sur le texte. Avant d'être négocié avec le client, le projet fait l'objet de discussions avec le service marketing .

Dernière étape : le suivi technique. Cela va du choix des sous-traitants (photographes, illustrateurs, réalisateurs de films...) au contrôle du tournage ou de l'impression. La priorité : fournir aux maquettistes et aux réalisateurs les indications nécessaires. Une fois le produit fini, tout est passé au crible : rendu des couleurs, cadrage, vitesse de téléchargement et lisibilité des informations sur un site Internet...

Formation

Il n'existe pas de formation spécifique à ce métier. Cependant, une formation en arts graphiques est indispensable.

* Au lycée : BTS communication visuelle, en deux ans après le bac STI arts appliqués, ou après un autre bac suivi d'une mise à niveau d'un an.
* Dans les écoles nationales, régionales et municipales des beaux-arts : diplôme national d'art et technique (DNAT) design graphique, en trois ans après le bac ; diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP) option communication, en cinq ans après le bac.
* Dans les écoles nationales supérieures d'art : diplôme supérieur des arts appliqués (DSAA) créateur-concepteur option communication visuelle ou arts et techniques de la communication, en quatre ans après le bac ou en deux ans après le BTS.
* Dans les écoles d'art reconnues comme l'ENSAD, l'école Estienne, les Gobelins, l'ESAG ou l'ENSAAMA : diplômes spécifiques, DSAA...
* À l'université : DEUG , licence et maîtrise arts plastiques ou appliqués ; licence et maîtrise art et technologie de l'image... 

Pour plus d'informations, rendez-vous sur les sites :

* École Estienne, www.ecole-estienne.org
* ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs), www.ensad.fr
* École des Gobelins, www.gobelins.fr
* ENSAAMA (École nationale supérieure des arts appliqués et des métiers d'art), http://lyc-olivier-de-serres.scola.ac-paris.fr
* ESAG Penninghen, www.esag.tm.fr

DOCUMENTALISTE

Quelle que soit leur spécialité, les documentalistes sont des médiateurs. Ils permettent aux utilisateurs de rechercher une information sans se noyer dans la masse des documents de toutes sortes qui sont produits chaque jour.

Gérer l'information

Le documentaliste doit avoir réponse à tout, très vite. Il met en relation des demandeurs d'information et des ressources écrites, iconographiques ou sonores sur support traditionnel (papier, film, cassette, etc.) ou numérique (base de données, site Internet, CD, DVD, etc.).

Son travail comporte trois étapes : la collecte, le traitement et la diffusion de l'information.

Le documentaliste recherche et sélectionne l'information utile à son entreprise ou son administration. Il interroge ainsi les bases de données et les centres de documentation, dépouille la presse, explore l'Internet... À lui d'assurer une veille permanente ! Cette fonction est capitale pour les entreprises qui veulent se montrer performantes dans la course aux marchés, les décideurs qui s'appuient sur des analyses d'informations avant d'agir, les chercheurs confrontés à des océans de documents, les étudiants rédigeant leur mémoire, les élèves préparant un exposé, etc. Définir quels livres acquérir et quels abonnements souscrire (périodiques, bases de données, services d'information spécialisés par courrier, mail ou téléphone...) peut également relever de ses fonctions.

L'information recueillie est analysée, indexée et stockée. L'indexation permet de l'identifier et de la retrouver, qu'elle soit conservée sur des étagères ou saisie dans une base de données. Il faut pouvoir la rechercher par thème, par date, par titre ou par auteur comme dans une bibliothèque, mais aussi pouvoir l'identifier à partir d'un détail précis, qui n'intéressera éventuellement que des chercheurs spécialisés. Une recherche peut porter, par exemple, sur les mammifères aquatiques du pôle Nord ou sur la population qui vivait de la production du charbon en Belgique au XIXe siècle !

Le documentaliste aide les utilisateurs et les initie aux méthodes liées aux systèmes de recherche de documents : logiciels spécialisés, bases de données de référence, etc. Il effectue, sur demande, les recherches qui requièrent une connaissance experte de ces systèmes et du domaine de recherche. Il rédige des notes de synthèse ou des revues de presse régulières qui répertorient les derniers articles publiés dans son domaine. Il, ou elle, peut aussi gérer les archives ainsi que les informations produites par l'entreprise, et intervenir pour concevoir la meilleure façon de mettre ces dernières en ligne sur un site Internet.

Formation

Quelque 70 % des documentalistes possèdent un niveau bac + 4 ou 5. Les formations littéraires ne sont pas les plus recommandées. Suivre des études scientifiques, juridiques ou économiques avant de se spécialiser en documentation est plutôt la stratégie à suivre.

Bac + 2

* DUT Information-communication option information et documentation d'entreprise
* DEUST Sciences et techniques de l'information et de la documentation à Lille 3, DEUST Métiers des bibliothèques et de la documentation à Rennes 2.

Bac + 3

* Licences LMD qui proposent un parcours en documentation
* Licences professionnelles ressources documentaires et bases de données option documentation d'entreprise à l'INTD/IRTD , option documentation audiovisuelle à l'INTD/INA , option gestion de l'information et de la documentation pour les organisations à Mulhouse, option information scientifique et technique à l'IUT du Havre, option management de l'information à Tours, option recherche d'information, veille stratégique et information spécialisée à Paris 5
* Diplôme de bibliothécaire documentaliste (EBD) délivré par l'École de bibliothécaires documentalistes (EBD) de l'Institut catholique de Paris. Admission sur concours après un bac + 2 (EBD, 21 rue d'Assas, 75006 Paris. www.EBD.fr )

Bac + 5

* Master recherche et Master professionnel des secteurs de l'information et de la documentation
* Diplôme professionnel spécialiste en ingénierie documentaire délivré par une école réputée, l'Institut national des techniques de la documentation (INTD) rattaché au Conservatoire national des arts et métiers (CNAM). Accessible aux titulaires d'un bac + 4, sur concours
* IUP Ingénierie documentaire à Lyon 1 et Toulouse 2, IUP ingénierie en documentation d'entreprise, réseaux et images (IDERI) à Dijon

ÉDITEUR(TRICE)

Suivre la réalisation des livres de la réception du manuscrit au " bon à tirer ", c'est le travail de l'éditeur. Il requiert des compétences littéraires, mais aussi techniques et commerciales.

Créer un livre de A à Z

Véritables chefs de projet, les éditeurs et les éditrices sont présents à toutes les étapes de la fabrication d'un livre. Chargés de superviser l'élaboration d'un ouvrage ou d'une collection de A à Z, ils peuvent, selon la taille de leur maison d'édition, intervenir à toutes les étapes ou seulement sur une partie de la chaîne éditoriale. Plus la maison d'édition est importante, plus les différentes tâches (travail éditorial, fabrication, commercialisation...) seront morcelées.

Dans tous les cas, et quelle que soit la nature des ouvrages publiés (livres d'art, guides pratiques, littérature, livres scolaires, auteurs régionaux...), l'éditeur applique la stratégie définie par la direction. Le premier objectif d'une maison d'édition est de vendre ! Et si la mission principale de l'éditeur consiste à se préoccuper du contenu de ses ouvrages, il est aussi le garant de la bonne gestion des budgets : choix du papier, du format, des techniques d'impression et de vente, etc. Quand tout se passe bien, il faut compter en moyenne six à neuf mois entre la première lecture et la sortie d'un livre. Un éditeur responsable de collection peut suivre la publication de dix à quinze livres par an, sans oublier les réimpressions de certains ouvrages dont il a la charge.

Quotidiennement ou de façon plus aléatoire, ses tâches sont nombreuses et extrêmement variées.

* Recueil des travaux d'écriture et lecture ou, s'il s'agit d'un travail de commande, recherche et sélection des auteurs.
* Décision de publication : des auteurs habitués de la maison ou nouveaux venus tentent leur chance en lui faisant parvenir leurs manuscrits. Après lecture, il faut décider de les publier ou non. Il faut d'une part savoir prendre des risques et publier des titres qui ne seront pas forcément des succès de librairie, d'autre part tenir compte du marché de façon à ne pas mettre en danger l'ensemble de l'activité.
* Rencontre avec les auteurs : pour leur faire un compte rendu de lecture, leur demander éventuellement des modifications, leur commander un travail précis, discuter les termes du contrat...
* Coordination des contacts externes (auteurs, correcteurs, imprimeur...) et internes (maquettistes, opérateurs PAO ...).
* Relecture et suivi des corrections jusqu'à ce que le texte soit irréprochable.
* Transmission des textes au maquettiste. Choix des illustrations et de la photo de couverture, et rédaction de la quatrième de couverture (la dernière page).
* À partir des premières épreuves remises par le maquettiste, l'éditeur effectue les dernières vérifications jusqu'au BAT (bon à tirer) final, qui marque le départ chez l'imprimeur.
* Suivi des ouvrages sur le marché : ventes, promotions, encadrement des commerciaux s'il n'existe pas de service spécialisé... 

Formation



Il n'existe pas de formation type permettant d'accéder au métier d'éditeur. Toutefois, un diplôme de niveau bac + 3 ou 4 est vivement conseillé.

* BTS édition, qui forme des techniciens de fabrication et DUT information communication option métiers du livre, qui permet d'accèder au poste d'assistant d'édition.
* Licences professionnelles management des organisations option édition électronique à l'IUT d'Aix-en-Provence, option métiers de l'édition et ressources documentaires à Paris 10 (IUT de Ville-d'Avray) ; édition option flux numériques, édition et production d'imprimés à l'École française de papeterie et des industries graphiques de Saint-Martin-d'Hères
* DU métiers du livre à l'université Bretagne Sud et DU édition électronique à Lyon 2, accessibles avec une maîtrise
* IUP métiers de l'information et de la communication option commercialisation des produits d'édition à Paris 13
* IUP métiers des arts et de la culture, métiers du livre et multi-supports à Clermont-Ferrand, option métiers du livre à Grenoble 2 et Paris 10
* DESS édition à Paris 13, création éditoriale à Clermont-Ferrand, lettres modernes spécialisées option édition à Paris 4, lettres appliquées aux techniques éditoriales et à la rédaction professionnelle à Paris 3

INFOGRAPHISTE

Interactivité, images de synthèse, effets spéciaux... l'infographiste a tout de l'illusionniste. Sous sa houlette, les dessins prennent des couleurs, du relief, et s'animent !

Architecte de l'image virtuelle

L'infographiste doit imaginer et réaliser la meilleure représentation visuelle d'une idée, et parfois même trouver cette idée. Sa baguette magique, c'est l'informatique, grâce à laquelle il exprime son sens artistique et sa créativité. L'ordinateur lui permet d'assembler des textes et des images, de retoucher des photos, de jouer avec les incrustations... Selon le support (papier, multimédia, audiovisuel), le travail diffère. On n'illustre pas un sondage sur la présidentielle comme un site Internet sur les olives ou les clones de Matrix.

La technique de base consiste à traiter des images en deux dimensions (2D). Elle permet de réaliser directement sur écran des dessins en couleurs, grâce à la palette graphique et au stylo électronique. Ces dessins, une fois enregistrés et stockés, peuvent être modifiés et retravaillés à volonté. L'infographiste peut aussi créer des images nouvelles à partir d'une banque d'images préenregistrées. C'est une méthode très utilisée dans la production des bandes dessinées.

Cette phase de réalisation intervient après la définition de la charte graphique. Dans le cas d'une BD, l'infographiste suit les indications du storyboarder (réalisateur de scénarios en images). Mais lors de la création de sites Web ou de CD-Roms, par exemple, il ou elle doit choisir la police et la taille des caractères, la couleur des rubriques, la nature et la place des illustrations. Il lui faut aussi concevoir une navigation interactive. Sa priorité : respecter les souhaits du client et séduire les utilisateurs.

Autre champ d'intervention de l'infographiste : l'animation, un mode de traitement de l'image en trois dimensions (3D) qui intègre la notion d'espace et de mouvement. Au départ, on crée des formes, ou squelettes, sur ordinateur. C'est la modélisation. On les habille de couleurs, de textures. C'est l'image de synthèse. Puis on les met en mouvement. C'est l'animation. Les infographistes interviennent sur une, sur plusieurs ou sur l'ensemble de ces étapes. Dessins animés, jeux vidéo, effets spéciaux, maquettes virtuelles, simulateurs de vol... le monde des images 3D ne cesse de s'étendre.

Formation



Ces créatifs ont généralement fait une école d'art ou de graphisme et suivi une formation au multimédia.

Dans les lycées

* BTS communication visuelle ou BTS audiovisuel

Dans les écoles nationales, régionales et municipales des Beaux-Arts

* Diplôme national d'art et technique (DNAT), de niveau bac + 3
* Diplôme national supérieur d'expression plastique (DNSEP), de niveau bac + 5

Dans les écoles nationales supérieures d'art

* Diplôme supérieur des arts appliqués (DSAA), de niveau bac + 4 (en quatre ans après le bac ou en deux ans après un BTS)

Dans les écoles spécialisées

* Diplômes de l'ENSAD (École nationale supérieure des arts décoratifs, dite « Arts déco », www.ensad.fr ), des Gobelins (www.gobelins.fr ), de Supinfocom (www.supinfocom.fr ), de l'EMCI (École des métiers de la création infographique d'Angoulême), de l'École Émile-Cohl à Lyon... 

À l'université

* IUP communication multimédia à Bordeaux III, Grenoble III, Metz
* MST métiers de l'image et du son à Brest
* DESS images de synthèse appliquées à la communication à Strasbourg II, DESS image numérique et interactivité à Nancy I et II... 

Dans d'autres établissements

* De nombreuses écoles privées proposent des formations, de qualité inégale. Bien se renseigner avant de s'inscrire.

INGÉNIEUR(E) TÉLÉCOMS ET RÉSEAUX

De la fibre optique au téléphone mobile, l'ingénieur télécoms est partout. Et malgré les difficultés traversées ces dernières années par les sociétés de télécoms, les perspectives lui restent favorables.

Des fonctions variées

Sons, images ou flux de données. Ce spécialiste de la transmission des signaux doit trouver les solutions aux problèmes d'adressage, de diffusion, de codage, de cryptage et de stockage. Il peut occuper des fonctions très variées dans les secteurs du développement, de la fabrication et de la commercialisation.

L'ingénieur recherche travaille, avec d'autres chercheurs en physique et informatique, au développement des techniques de communication : numérisation du signal, développement de la commutation...

Il devient chef de projet lorsqu'il définit l'architecture globale d'un nouveau produit (téléphone portable, visiophone...). À lui de déterminer les fonctions à réaliser et les éléments matériels et logiciels.

Dans une société de services en ingénierie informatique (SSII), l'ingénieur développement utilise les techniques mises au point par l'ingénieur recherche pour créer des équipements télécoms et les logiciels associés.

L'ingénieur production supervise la fabrication des téléphones et centraux téléphoniques. Chez un opérateur ou une société de services télécoms, l'ingénieur d'exploitation met en service les équipements réseaux et vérifie leur conformité au cahier des charges.

À l'interface entre les constructeurs de matériel et les utilisateurs, l'ingénieur réseaux met en place et développe les réseaux de communication par lesquels transitent les voix, les images et les données. À lui de résoudre les problèmes liés à la distance, à la diversité des matériels et des logiciels. Dans le cadre d'une mission de conseil et d'assistance, il exerce une veille technologique permanente.

Autre fonction en plein essor chez les opérateurs, celle de l'ingénieur d'affaires . Spécialiste du projet sur mesure, il détermine les besoins du client, les traduit en solutions techniques, établit un devis et assure le suivi de la réalisation du chantier. 

Formation

Les études sont longues et sélectives. Les écoles d'ingénieurs restent la voie classique de formation, mais le métier est accessible aux universitaires diplômés.

Les écoles d'ingénieurs recrutent sur concours, principalement à deux niveaux :

* après un bac S ou STI, pour 5 ans d'études (prépa intégrée)
* après une formation à bac + 2 (classe préparatoires, BTS , DUT ou quatrième semestre d'une licence scientifique, technique ou industriel)

Les écoles les mieux adaptées sont orientées télécoms et réseaux ; mais de nombreuses écoles d'électronique offrent une spécialité ou une option télécoms en cours de scolarité. Quelques exemples :

ENSEA (Cergy), ENSEIRB (Bordeaux), ENSERG (Grenoble), ENST (Paris), ENST Bretagne (Brest), ESE (Gif-sur-Yvette), ESIEE (Noisy-le-Grand), ESIGELEC (Avon-Fontainebleau), ESME-Sudria (Paris), INSA (Lyon et Rennes), INT (Évry), ISEP (Paris), ISEN (Lille)...

De nombreuses universités sont habilitées à délivrer le titre d'ingénieur. Elles sont accessibles au niveau bac et surtout à bac + 2. La sélection se fait, sauf exception, sur dossier. L'essentiel du vivier est composé d'étudiants ayant obtenu le quatrième semestre d'une licence sciences et technologie ou un DUT (rares BTS).

Les universités préparent également des Master R et Master pro en électronique, télécoms ou réseaux. Ces diplômes, très appréciés des entreprises, permettent d'occuper des emplois semblables à ceux des ingénieurs, notamment dans les fonctions recherche, études-développement, ingénierie.

JOURNALISTE

Journaliste d'investigation, correspondant à l'étranger, grand reporter, photographe... les métiers du journalisme font rêver. Mais la profession recouvre des réalités très diverses et reste difficile d'accès.

Une multitude de fonctions

C'est dans la presse écrite que les journalistes sont les plus nombreux : 82 % d'entre eux travaillent dans un quotidien, un hebdomadaire, un magazine ou une agence de presse. Qu'elle soit généraliste (AFP , AP , Reuter...) ou spécialisée (finance, photo, nouvelles technologies...), l'agence vend à ses clients de l'information clefs en main. Environ 10 % des journalistes exercent leur métier à la télévision, et 7 % à la radio. À noter : même si l'euphorie autour de l'Internet est retombée, le Web offre encore des perspectives à la profession.

Quel que soit le type d'entreprise où il est pratiqué, le journalisme recouvre des métiers différents. Le rédacteur récolte l'information par différents moyens (enquêtes, reportages, interviews), puis rédige des articles. Il peut être spécialisé par exemple en politique intérieure, sport, société, ou bien polyvalent. Le grand reporter, quant à lui, se rend sur le terrain pour couvrir les événements marquants qui se déroulent aux quatre coins de la planète. En poste dans une capitale étrangère ou une grande ville de province, le correspondant suit l'actualité du pays ou de la zone où il réside. Rattaché à un quotidien régional, le localier traite tous les sujets qui font l'actualité de sa ville et des environs. Le reporter TV effectue reportages et interviews sur le terrain, participe au montage de son sujet, puis rédige son commentaire avant de poser sa voix sur la bande montée. A la radio, le flash-man fait régulièrement le point sur l'actualité. Le journaliste d'agence rédige des dépêches qui seront ensuite reprises dans de nombreux journaux. Enfin, le journaliste Web jongle avec le texte, l'image et le son pour réaliser ses dossiers, publiés en ligne... Autant dire que le quotidien de tous ces journalistes est très différent. Un point commun les réunit néanmoins : le souci d'informer !

Formation



Le métier de journaliste est ouvert aux autodidactes. Mais les formations reconnues par la profession constituent la voie royale. Proposées à l'université ou en écoles spécialisées, elles sont accessibles sur concours, très sélectifs, souvent à partir d'un niveau bac + 2 ou bac + 3.

Formations reconnues par la commission paritaire de l'emploi des journalistes

* DUT information communication option journalisme de l'IUT Michel de Montaigne de Bordeaux 3 (www.iutb.u-bordeaux.fr ), de l'IUT de Tours (www.iut.univ-tours.fr ), de l'IUT de Lannion (www.iut-lannion.fr )
* MST journalisme et technique de l'information, Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ, http://cuej.u-strasbg.fr )
* MST journalisme et communication de l'École de journalisme et de communication de Marseille (EJCM, www.ejcm.univ-mrs.fr )
* DESS journalisme de l'Institut français de presse (IFP, Paris 2)
* Centre de formation des journalistes (CFJ), à Paris (www.cfpj.com )
* École supérieure de journalisme de Lille (ESJ, www.esj-lille.fr )
* Celsa , à Paris (www.celsa.fr )
* École de journalisme de Toulouse (EJT, www.ejt.fr )
* Institut pratique du journalisme (IPJ), à Paris (www.ipjparis.org )
* Institut de la communication et des médias (ICM, Grenoble 3, www.u-grenoble3.fr/stendhal )

Instituts d'études politiques

Les diplômés d'IEP (Sciences po) sont traditionnellement bien représentés parmi les admis dans les écoles, et cette voie d'accès à la profession s'officialise puisque les huit IEP de province ont signé avec trois écoles de journalisme reconnues une convention permettant aux étudiants d'obtenir les deux diplômes en six ans au lieu de sept.

À l'université

Les formations spécialisées ne sont pas les seules à conduire au journalisme : parmi les nouveaux titulaires de la carte de presse, la plupart sont des universitaires, avec un bac + 3 au minimum, exception faite du DUT de Nice.

* DUT info-com, option journalisme à l'université de Nice-Sophia-Antipolis
* Licences professionnelles activités et techniques de communication à l'IUT de Lannion, de Tours ou de La Rochelle
* IUP information-communication à Grenoble 3 et Bordeaux 3
* DESS journalisme à Lille 3, Poitiers ou Paris 3
* Licences de droit, lettres, économie, art ou histoire

JOURNALISTE REPORTER D'IMAGES

Journaliste de terrain par excellence, le JRI est spécialisé dans la réalisation de reportages pour la télévision ou les agences d'images audiovisuelles.

Un ou une journaliste qui filme

Le JRI est d'abord journaliste. Caméra à l'épaule, il réalise des sujets d'actualité ou magazines au sein d'une chaîne de télévision ou pour le compte d'une agence d'images télévisuelles. Mais il est plus qu'un caméraman : outre le savoir technique, il possède les capacités de jugement d'un journaliste reporter. Son travail comporte plusieurs étapes :

* La préparation : il mène un travail d'enquête sur un sujet. Cette phase est marquée par de nombreuses prises de contact. Puis, après avoir évalué l'intérêt du reportage, il monte un projet de tournage. Objectif : vendre son projet.
* Le tournage : le JRI mène les interviews, prend le son et tourne les images. Bref, il recueille l'information. Ensuite, il se charge du commentaire sur image, la cabine dans le jargon de la profession. C'est une tâche capitale qui donne tout son sens à l'information. Il la réalise spontanément au moment du tournage ou plus tard, en studio ou dans sa voiture de transmission.
* Le montage : il participe au mixage des images. Il évalue les séquences, mesure leur importance, choisit ce qu'il faut garder et couper. L'opération peut consister à réduire plus d'une heure de film en un document de moins de six minutes.
* Le suivi : il suit la diffusion de son produit après que l'agence de production audiovisuelle l'a vendu à une chaîne de télé. Puis il cherche à savoir si le reportage a recueilli une audience importante. Cette phase est l'aboutissement de son travail.

Formation



Les formations en technique de l'image et du son peuvent conduire à ce métier mais les formations reconnues par la profession constituent la voie la plus sûre. A l'université ou en écoles spécialisées, elles sont accessibles sur concours, très sélectifs. Certaines écoles proposent une formation spécifique à la profession de JRI.

Formations reconnues par la convention collective des journalistes :

* DUT information communication option journalisme et DU JRI de l'IUT Michel de Montaigne de Bordeaux 3, www.iutb.u-bordeaux.fr , DUT information communication option journalisme de l'IUT de Tours, www.iut.univ-tours.fr, de l'IUT de Lannion, www.iut-lannion.fr
* MST journalisme et technique de l'information et DU JRI, Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ, cuej.u-strasbg.fr )
* MST journalisme et communication de l'École de journalisme et de communication de Marseille (EJCM, www.ejcm.univ-mrs.fr )
* DESS journalisme de l'Institut français de presse (IFP, Paris 2)
* Centre de formation des journalistes (CFJ), spécialisation JRI, à Paris (www.cfpj.com )
* École supérieure de journalisme de Lille (ESJ, www.esj-lille.fr). Formation de JRI à l'ESJ Montpellier
* Celsa, à Paris (www.celsa.fr )
* École de journalisme de Toulouse (EJT, www.ejt.fr )
* Institut pratique du journalisme (IPJ), à Paris (www.ipjparis.org )
* Institut de la communication et des médias (ICM-Grenoble 3, www.u-grenoble3.fr/stendhal )

LIBRAIRE

BD, livres scolaires, biographies, romans policiers... près d'un million de livres sont vendus chaque jour en France, et il revient aux libraires d'orienter les choix des lecteurs parmi la profusion des titres proposés.

Conseiller et gérer

Le libraire fait le lien entre la demande des clients et l'offre des éditeurs. Il travaille en étroite collaboration avec les maisons d'édition, dont il reçoit régulièrement les représentants, chargés de lui présenter les ouvrages. Il doit sélectionner et commander un assortiment de livres qui permette de répondre aux attentes de sa clientèle tout en lui faisant découvrir des nouveautés. Administrateur et intendant confirmé, il assume toutes les tâches liées à la gestion des stocks, même si le prix de vente des livres lui est imposé : commandes, étiquetage, inventaire, retour des invendus...

Mais son rôle ne s'arrête pas là : il doit réceptionner les cartons de livres, les déballer, les trier et les disposer dans les rayons et sur les tables de la librairie pour les mettre en valeur. Certains libraires prennent également l'initiative de chroniquer les dernières sorties pour aider le lecteur à faire son choix. Ils peuvent aussi organiser des rencontres ou des séances de dédicace avec les auteurs pour se démarquer de la concurrence et animer leur espace de vente.

Car le libraire exerce un rôle fondamental d'accueil et de conseil. Ses connaissances littéraires et culturelles sont déterminantes pour orienter la clientèle dans ses choix et la fidéliser. Un impératif : se tenir informé en permanence des dernières publications par le biais de la presse, des revues professionnelles, salons ou émissions littéraires.

Formation



Aucun diplôme n'est exigé pour exercer la profession de libraire, mais culture littéraire et sens commercial sont indispensables. La fonction tend à exiger un niveau d'études correspondant à un bac + 2. Des formations sont dispensées dans le cadre de l'université ou d'organismes professionnels.

À l'université

* DUT information et communication option métiers du livre, qui permet entre autres d'accéder à des emplois de responsable de rayon et de créer sa librairie
* Licence pro métiers de l'édition option librairie et métiers du livre à l'université de Mulhouse
* IUP métiers des arts et de la culture option métiers du livre de Paris 10 et Grenoble 2, option métiers du livres et multisupports de Clermont-Ferrand 2

Au sein d'organismes de formation

* Le BP de libraire, très apprécié des employeurs, se prépare après le bac, en alternance pendant deux ans à l'Institut national de formation de la librairie de Montreuil ou à l'Institut supérieur des métiers de Laval. L'INFL prépare aussi au CAP employé de librairie-papeterie-presse en apprentissage, en deux ans après la troisième (www.infl.fr ).
* Le centre de formation de la CCI de Lyon propose une formation de vendeur en librairie accessible à bac ou bac + 2, et une autre de libraire multimédia, homologuée au niveau III (www.formalyon.cci.fr ).
* Le CFCL forme au métier de vendeur responsable de rayon. La formation est accessible après un bac + 1 et sanctionnée par un diplôme homologué au niveau III. Centre de formation des commerciaux en librairie, 10 avenue Paul Bert, 51200 Épernay. Tél. 03 26 51 62 00 .
* Le CECOFOP propose une formation en commercialisation, diffusion et vente du livre en librairie, accessible aux demandeurs d'emploi d'un niveau bac + 2. Centre de conseil et de formation professionnelle (CECOFOP), 20 rue du Calvaire, BP 41217, 44012 Nantes Cedex 1. Tél. 02 40 12 02 38 . www.cecofop.com

RÉDACTEUR(TRICE) EN CHEF

L'âme d'un journal, c'est le rédacteur en chef qui la donne, en s'appuyant sur son équipe de journalistes.

À la tête de la rédaction

Presse écrite, radio, télévision, Web : aucun de ces supports ne peut se passer d'un rédacteur en chef. La fonction varie selon les journaux et les personnalités. Le professionnel peut privilégier son rôle d'éditorialiste ou bien consacrer la plus grande partie de son temps à représenter le journal à l'extérieur.

Dans tous les cas, la définition du contenu du journal revient au patron de la rédaction, qui peut être une patronne, les exemples ne manquent pas. Faut-il apporter aux lecteurs une information factuelle ou des éléments de réflexion ? Quelles rubriques créer ? Quel ton adopter ? Le rédacteur en chef participe à l'élaboration de la ligne rédactionnelle du journal selon la marge de manoeuvre que lui laissent le propriétaire et les actionnaires de l'entreprise. En général, la rédaction des éditoriaux est de son ressort. Au quotidien, il veille au respect de la charte et de l'esprit du journal. Il choisit le titre de la une , privilégie le traitement d'une information plutôt qu'une autre, propose des reportages et des dossiers.

Son rôle consiste également à animer une équipe de journalistes (salariés permanents et pigistes). C'est lui qui mène les conférences de rédaction, où sont déterminés les sujets, mais aussi leur angle, c'est-à-dire la façon dont ils seront traités. Dans les quotidiens par exemple, le rédacteur en chef anime deux conférences de rédaction, l'une le matin et l'autre dans l'après-midi. Il suit le bon déroulement des enquêtes et reportages, et fait en sorte que le travail s'adapte à l'évolution de l'actualité. La relecture des copies, voire leur correction, fait partie de ses missions, tout comme le recrutement de nouveaux journalistes.

Défendre l'image du journal relève enfin de ses fonctions. Il cherche à développer la notoriété de son titre auprès de différents milieux : politiques, économiques, diplomatiques, culturels, publicitaires, médiatiques. Il participe occasionnellement à des débats sur des thèmes d'actualité ou interviewe des personnalités politiques.

Formation

Les formations reconnues par la profession constituent la voie royale pour accéder aux métiers du journalisme. Proposées à l'université ou en écoles spécialisées, elles sont accessibles sur concours à partir de bac + 2, parfois bac + 3.

Formations reconnues par la commission paritaire de l'emploi des journalistes

* DUT information communication option journalisme de l'IUT Michel de Montaigne de Bordeaux 3, www.iutb.u-bordeaux.fr , de l'IUT de Tours, www.iut.univ-tours.fr , de l'IUT de Lannion, www.iut-lannion.fr
* MST journalisme et technique de l'information, Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ). http://cuej.u-strasbg.fr
* MST journalisme et communication de l'Ecole de journalisme et de la communication de Marseille (EJCM). www.ejcm.univ-mrs.fr
* DESS journalisme de l'Institut français de presse (IFP, Paris 2)
* Centre de formation des journalistes (CFJ), à Paris. www.cfpj.com
* Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ). www.esj-lille.fr
* Celsa , à Paris. www.celsa.fr
* Ecole de journalisme de Toulouse (EJT). www.ejt.fr
* Institut pratique du journalisme (IPJ), à Paris. www.ipjparis.org
* Institut de la communication et des médias (ICM-Grenoble 3). www.u-grenoble3.fr/stendhal

Par ailleurs, les diplômés d'IEP (Sciences po) sont traditionnellement bien représentés parmi les admis dans les écoles, et cette voie d'accès à la profession s'officialise puisque les huit IEP de province ont signé avec trois écoles de journalisme reconnues une convention permettant aux étudiants d'obtenir les deux diplômes en six ans au lieu de sept.

Ce qui ne signifie pas que les formations spécialisées soient les seules à conduire au journalisme : parmi les nouveaux titulaires de la carte de presse, la plupart sont universitaires, avec un diplôme de niveau bac + 3 au minimum.

REPORTER-PHOTOGRAPHE

En photographiant les aurores boréales en Laponie, les émeutes en Haïti, le voyage du pape en Afrique ou le dernier spectacle de Pina Bausch, le reporter-photographe est le témoin de son temps. Un métier qui fait rêver, mais qui reste difficile d'accès.

Un chasseur d'images

C'est une profession tournée vers l'information. Henri Cartier-Bresson et la guerre d'Espagne, Raymond Depardon et les affrontements au Liban, Marie-Paule Nègre et la précarité en France... tous ces noms resteront associés à leur sujet. Le reporter-photographe cherche à marquer les consciences, à figer l'instant présent, à donner une certaine vision du monde.

Curieux de tout, il peut travailler sur un événement immédiat (l'arrivée du Tour de France, la descente d'avion du pape...), mais il peut aussi être appelé pour illustrer un thème donné (portrait d'une personnalité politique, conflit social, spectacle...). Il lui faut soit répondre à des commandes, soit proposer des sujets. Beaucoup de professionnels sont amenés à se spécialiser.

En allant au-devant de l'actualité, le photographe peut sortir un scoop, c'est-à-dire réaliser des photos inédites, en exclusivité, d'une actualité brûlante et destinées à la presse quotidienne ou hebdomadaire. Son objectif : devancer les concurrents et saisir l'action sur le vif. Certains privilégient le sensationnalisme - quitte à employer des méthodes parfois peu déontologiques - au dépens de la qualité et de la valeur informative des images. Ils sont connus sous le nom de paparazzi.

Pour le reportage en revanche, pas question d'improviser. Le photojournaliste organise son voyage, négocie avec les attachés de presse, les agents d'une vedette... Il doit réaliser un document élaboré, mettre le thème en valeur : cadrage, lumière, rythme des photographies... rien n'est laissé au hasard. Dans ce contexte, son travail n'a pas seulement une valeur documentaire mais aussi esthétique.

Au retour du reportage, l'agence de presse diffuse certaines photos, que les journaux recadrent et légendent à leur façon. À moins de jouir d'une grande notoriété, le reporter-photographe n'intervient généralement pas dans la sélection de ses images et ne peut influer sur le sens qui leur sera donné.

Formation



Il n'existe pas de cursus spécifique. Il est possible d'accéder directement à la profession avec un niveau d'études générales correspondant à bac + 2 et une formation sur le tas, ou après une expérience dans les travaux de laboratoire photographique. Des écoles de journalisme ou de photographie proposent des formations de bac + 2 (BTS photographie) à bac + 5 : École nationale supérieure Louis Lumière, École nationale de la photographie d'Arles, École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (ENSMIS, ex-FEMIS )...

Les diplômes reconnus par la Convention collective des journalistes favorisent l'accès à la photographie de presse. Ils sont délivrés par le Centre de formation des journalistes de Paris, l'École supérieure de journalisme de Lille, l'Institut pratique de journalisme de Paris, l'École des hautes études en sciences de l'information et de la communication de Paris IV (CELSA), le Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg, l'École de journalisme et de communication de Marseille, les IUT de Bordeaux et de Tours.

Pour plus d'informations, rendez vous sur les sites suivants :

* École nationale supérieure des métiers de l'image et du son (ENSMIS), www.femis.fr
* École nationale de la photographie d'Arles, www.enp-arles.com
* École nationale supérieure Louis Lumière, section photo, www.ens-Louis-Lumiere.fr
* Centre de formation des journalistes de Paris (CFJ), www.cfpj.com
* École supérieure de journalisme de Lille (ESJ), www.esj-lille.fr
* Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ), cuej.u-strasbg.fr
* Institut pratique de journalisme de Paris (IPJ), www.ipjparis.org
* École des hautes études en sciences de l'information et de la communication de Paris IV (CELSA), www.celsa.fr
* École de journalisme et de communication de Marseille, www.ejcm.univ-mrs.fr
* IUT de Bordeaux, www.iutb.u-bordeaux.fr
* IUT de Tours, www.iut.univ-tours.fr

RESPONSABLE DE COMMUNICATION

Communiquer, pour une entreprise, c'est promouvoir son image, en interne ou à l'extérieur. Une fonction stratégique, assurée par le responsable de communication.

Promouvoir l'image de l'entreprise

La communication a pour fonction de promouvoir une entreprise ou une organisation (collectivité locale, association, administration) en lui donnant une image cohérente. L'entreprise peut posséder un service de communication intégré, rattaché à la direction. Elle peut aussi sous-traiter une partie ou la totalité de sa communication à une agence de conseil en relations publiques ou à un " chargé de com " qui travaille en free-lance.

En communication interne, le responsable a pour mission de développer une culture d'entreprise et de motiver les salariés. Pour les nouveaux venus, il élabore un livret d'accueil, organise et anime des séminaires d'intégration... À l'ensemble du personnel, il présente le projet d'entreprise défini par la direction. Il en explique les objectifs, favorise les débats sur les choix opérés. Lors d'événements particuliers (nouvelle législation sur le temps de travail, par exemple), il rédige une lettre pour accompagner les textes de loi et les propos de la direction. Enfin, il participe à l'élaboration du journal d'entreprise. La réalisation d'enquêtes, d'interviews, et la rédaction d'articles sont alors au programme. Il peut présenter par exemple un métier exercé dans l'entreprise à travers le portrait d'un salarié.

En communication externe, le responsable cherche à promouvoir l'image de son entreprise auprès d'interlocuteurs extérieurs : presse, milieux financiers, fournisseurs, clients, consommateurs ou adhérents. Il étudie le public visé, ses opinions et ses comportements. Il analyse les activités et les produits de son entreprise, et évalue leur impact et leur notoriété. Campagnes publicitaires, visites, expositions, séminaires, développement d'une identité visuelle (logo) ou auditive (jingle)... les moyens à sa disposition pour valoriser la société et faire en sorte qu'elle soit immédiatement reconnue sont nombreux et variés.

Formation



Deux voies sont possibles pour travailler dans ce secteur : une formation spécialisée dans la communication ou bien une formation généraliste en école de commerce ou en IEP , complétée par un deuxième ou un troisième cycle en communication. Les formations bac + 2 conduisent plutôt à des postes d'assistant.

Bac + 2

* BTS communication des entreprises
* DUT information-communication option communication des entreprises
* DEUG avec mention médiation culturelle et communication

Bac + 3 et 4

* Licences et maîtrises d'information et de communication
* Licences professionnelles activités et techniques de communication
* IUP métiers de l'information et de la communication option communication d'entreprise à Grenoble 3, Nancy 2 et Paris 13, option communication interne et externe à Lille 3
* IUP information et communication d'entreprise (ICOMTEC) à Poitiers

Bac + 5

* Magistères en communication
* DESS et DEA , souvent devenus des masters, très nombreux en communication
* Diplômes d'IEP
* Diplômes du CELSA, particulièrement prisés des recruteurs (www. celsa.fr )
* École française des attachés de presse (EFAP, www.efap.com ) à Lille, Lyon, Levallois-Perret, Paris et Bordeaux
* Autres écoles privées proposant des formations en communication

RESPONSABLE DE LA PROMOTION DES VENTES

Faire grimper la courbe des ventes d'un produit ou d'un service, telle est la mission du, ou de la, responsable de la promotion. Ses instruments : des offres alléchantes et exceptionnelles. C'est ce qu'on appelle le marketing opérationnel.

À la chasse au client

L'objectif du responsable de promotion des ventes : inciter tous les consommateurs quels qu'ils soient à acheter ! Son arme secrète : créer l'événement ! S'il joue souvent sur les réduction de prix, il s'appuie aussi sur la valeur affective d'un produit ou d'un service en lui apportant un plus. Brochures, coupons-réponse et remises, jeux, actions de packaging et de marchandisage... il utilise tous ces outils pour orchestrer, en collaboration avec les chefs de produit, des opérations destinées à augmenter les ventes. Définies en accord avec la stratégie du service marketing, celles-ci doivent être adaptées à chaque article. Autre possibilité : l'animation sur les points de vente. Le responsable doit alors motiver les équipes de commerciaux qui travaillent sur le terrain, informer les vendeurs de ses objectifs de vente et leur dispenser une formation et des conseils sur les produits.

Pour conduire toutes ses actions, ce stratège dispose d'un budget promotion. Lorsqu'une campagne prend fin, sa mission se poursuit par l'étude de l'impact de l'opération sur les ventes. 

Formation



Un niveau bac + 2 au minimum est requis, et la tendance est au recrutement de jeunes diplômés d'écoles de commerce ou de titulaires d'un diplôme universitaire bac + 3, bac + 4 ou bac + 5 orienté vers le marketing.

* BTS management des unités commerciales
* DUT techniques de commercialisation
* Formation (bac + 3) axée, entre autres, sur le marketing, des écoles de gestion et de commerce (EGC), dépendant des chambres de commerce et d'industrie
* Licences professionnelles (bac + 3)
* Maîtrises de sciences et techniques (MST ) offrant une spécialisation en marketing : MST mercatique et communication à Lille 1, MST marketing produits de l'enfant... La formation dure deux ans après un bac + 2
* Maîtrise de sciences de gestion (MSG ) mention management et marketing de l'université de Tours
* Institus universitaires professionnalisés (IUP) en commerce : par exemple commerce et vente option marketing et vente à Lille 1 (en 3 ans après un bac + 1), sciences et gestion option marketing à Lyon III
* Magistère marketing direct à Lille 1 (formation en trois ans après un bac + 2)
* DESS ou masters professionnels (bac + 5) axés sur le marketing : marketing appliqué, mercatique opérationnelle, marketing et stratégie, marketing et production... 

Presque toutes les grandes écoles de commerce proposent une spécialisation en marketing. Ce parcours peut se poursuivre en mastère spécialisé. 

SECRÉTAIRE DE RÉDACTION

Qui est à la fois le premier lecteur d'un journal et le dernier journaliste de la chaîne de fabrication ? C'est le secrétaire de rédaction !

Rendre le journal agréable à lire

Son travail s'effectue dans l'ombre. Il ne signe pas les articles, mais construit le journal. Si le rédacteur produit la matière première, le secrétaire de rédaction (SR), lui, est chargé de la mettre en scène.

Le traitement de la copie constitue la première étape de son travail. Le SR corrige la copie, à l'affût de la moindre coquille, faute d'orthographe ou de syntaxe. La relecture est partagée avec les correcteurs, quand il y en a. Il veille aussi à la clarté des propos : s'il ne comprend pas l'article, les lecteurs ne le comprendront pas non plus... Il peut remanier un papier mal construit ou couper un papier trop long. Enfin, il revoit la titraille : titre, chapô (résumé introductif des articles), inters et légendes pour les photos.

La mise en page est l'étape suivante. Il fait coller les textes à la maquette et place les visuels (photos, graphiques, tableaux). Son objectif : rendre le journal facile et agréable à lire. Il effectue un travail de construction, une sorte de casse-tête dont il faut trouver la solution chaque jour. Dans la presse quotidienne, il conçoit également la maquette, même si les pages sont fréquemment préformatées. Il peut en assurer l'exécution, ou bien c'est le metteur en page technique qui s'en charge. En presse magazine généraliste, il n'intervient pas sur la maquette : celle-ci est toujours réalisée par le maquettiste. Quand il travaille pour un site Internet, il vérifie les liens hypertextes et la qualité du temps d'affichage (image, audio, vidéo).

Le troisième volet de son activité concerne le suivi de fabrication. Après avoir monté les pages, il envoie le tout à l'imprimerie en respectant impérativement les délais de bouclage.

Formation



Les formations reconnues par la profession constituent la voie royale pour accéder aux métiers du journalisme.

* DUT information communication option journalisme de l'IUT Michel de Montaigne de Bordeaux 3, www.iutb.u-bordeaux.fr ; de l'IUT de Tours, www.iut.univ-tours.fr ; de l'IUT de Lannion, www.iut-lannion.fr
* MST journalisme et technique de l'information, Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg (CUEJ), http://cuej.u-strasbg.fr
* MST journalisme et communication de l'Ecole de journalisme et de la communication de Marseille (EJCM), www.ejcm.univ-mrs.fr
* DESS journalisme de l'Institut français de presse (IFP) Paris 2
* Centre de formation des journalistes (CFJ), à Paris, www.cfpj.com
* Ecole supérieure de journalisme de Lille (ESJ), www.esj-lille.fr
* Celsa , à Paris, www.celsa.fr
* Ecole de journalisme de Toulouse (EJT), www.ejt.fr
* Institut pratique du journalisme (IPJ), à Paris, www.ipjparis.org
* Institut de la communication et des médias (ICM-Grenoble 3), www.u-grenoble3.fr/stendhal

Formations universitaires

* DEUG avec mention médiation culturelle et communication
* Licence professionnelle activités et techniques de communication option gestion d'une équipe rédactionnelle à l'IUT de Lannion, option journalisme à l'IUT de Tours, option lettres, culture et nouveaux médias à l'université de La Rochelle
* Licences et maîtrises information-communication
* IUP information et communication option journalisme de Grenoble 3, option journalisme spécialisé et de la presse technique et professionnelle à Bordeaux 3
* MST presse et communication d'entreprise à l'université de Saint-Étienne
* DESS métiers de la communication option journalisme d'entreprise et de collectivité à Lille 3, webmestre éditorial à l'université de Poitiers...

Autres formations

* Instituts d'études politiques (IEP)
* Écoles privées de journalisme

TECHNICIEN(NE) TÉLÉCOMS ET RÉSEAUX

Installation, maintenance ou conseil. Les équipements téléphoniques et informatiques reliés par câbles, satellite, voie hertzienne ou fibres optiques sont du ressort des techniciens télécoms.

Réseaux téléphoniques et informatiques

Les installations télécoms des entreprises regroupent divers types d'équipements (téléphone, fax, ordinateurs...) qui permettent d'échanger des informations de toute nature (voix, images, données...). Bien distincts voici quelques années, le réseau téléphonique et le réseau informatique d'une entreprise ont désormais tendance à se confondre. Voix, images et données empruntent alors les mêmes câbles et sont traitées par les mêmes équipements.

Ce technicien doit donc maîtriser toutes les compétences associées à ces deux domaines. Toutefois, selon les interventions, et selon le degré de modernisation de l'entreprise, il met plutôt en oeuvre des compétences en téléphonie ou en réseau informatique.

Technicien télécoms, il est spécialiste de l'autocommutateur : un équipement programmable qui met en relation les différents postes de l'entreprise et établit la communication avec l'extérieur. Après une série de tests, il installe le matériel en l'adaptant aux besoins de l'utilisateur (sécurité, configuration, centre d'appel...). Il assure la maintenance, conseille, et propose des améliorations.

Technicien réseaux, il assure la mise en service et la maintenance d'un réseau informatique. Il prépare d'abord les matériels (serveurs, micro-ordinateurs...) et les logiciels : ajout de mémoire, intégration du système d'exploitation, tests. Une fois les ordinateurs mis en réseau (raccordés par des câbles ou des fibres optiques), il entre les paramètres qui vont configurer l'installation (l'adapter aux besoins spécifiques du client : système de sécurité, logiciels d'application...). Il procède ensuite à différents tests et réglages.

Son rôle consiste également à prévenir et à traiter les pannes. Il doit aussi évaluer les besoins afin de proposer des solutions innovantes à sa clientèle.

Formation



Plusieurs diplômes permettent d'accéder à la profession :

* BTS Systèmes électroniques ; DUT Génie électrique et informatique industrielle option électronique ; DUT Génie des télécommunications et réseaux (GTR).
* DEUST Sciences pour l'ingénieur spécialité télécommunications
* DEUST Maintenance et installation de réseaux (MIR)
* DEUST Installation et maintenance des réseaux informatiques
* DEUST Informatique systèmes et réseaux
* DEUST Optique électronique pour systèmes de communication 
* Le bac pro micro-informatique et réseaux, installation et maintenance (MRIM) donne un bon niveau de base en réseaux informatiques. Il offre de nombreux débouchés.
* Le certificat de technicien conseil en réseaux et télécommunications, homologué au niveau bac + 2 (accessible après un bac pro MRIM), est proposé au Centre de formations industrielles de la CCI (2 ans d'études en alternance). 

Une poursuite d'étude en licence professionnelle (pour les spécialités électronique, télécoms, et réseaux) permet d'obtenir une qualification appréciée des professionnels (1 an d'études après un diplôme de niveau bac + 2). 

TRADUCTEUR(TRICE)-INTERPRÈTE

Qu'il travaille en anglais, en allemand, en espagnol, en tamoul ou en bengali, le traducteur-interprète navigue d'une langue à l'autre, à toute allure s'il est interprète de conférence ou noyé dans la documentation s'il est traducteur scientifique.

Restituer un message dans une autre langue

Il s'agit de deux métiers bien distincts. Traducteurs et traductrices traduisent des textes par écrit alors que la prestation de l'interprète est toujours orale. Et si les uns comme les autres doivent restituer un message d'une langue à une autre en toute fidélité, il existe de multiples spécialités.

L'interprète de conférence pratique l'interprétariat simultané. Installé en cabine devant un micro, il traduit au fur et à mesure les interventions des différents conférenciers. Chaque cabine abrite en général deux interprètes qui travaillent à tour de rôle pendant trente minutes.

L'interprétariat consécutif est le domaine de prédilection de l'interprète d'affaires. Lors d'une réunion, au milieu des participants, ce dernier prend des notes pendant que quelqu'un parle et restitue ses propos quelques minutes plus tard dans une autre langue. Cette technique est utilisée lors de négociations commerciales, tables rondes, déjeuners de travail.

L'interprétariat chuchoté consiste à intervenir de façon quasi constante à voix basse. Chaque participant a alors son interprète. C'est la technique utilisée au cours des visites officielles ou de certaines réunions d'affaires.

Le traducteur est souvent plus spécialisé que l'interprète. Les traducteurs techniques traduisent des textes à caractère scientifique, juridique ou commercial, ou liés à un secteur économique particulier.

Le traducteur d'édition (ou littéraire) traduit tous les genres de littérature (romans, bandes dessinées, guides touristiques...). Dans l'audiovisuel, le traducteur intervient pour traduire les dialogues et les commentaires des films, documentaires... en vue de leur sous-titrage ou de leur doublage par des comédiens.

Formation



Côté fac, il existe un grand nombre de DEUG , licences et maîtrises langues et civilisations étrangères (LCE) ou langues étrangères appliquées (LEA). Mais il est conseillé de poursuivre jusqu'en troisième cycle. Une quinzaine de diplômes bac + 5 forment des spécialistes de la traduction. Les doubles compétences sont très prisées (droit, finance, économie, biologie... et langues).

Les écoles spécialisées, privées ou universitaires, demandent aux candidats d'être bilingues voire trilingues et de posséder une très bonne culture générale. Les deux établissements les plus cotés sont :

* l'ESIT de Paris 3, qui recrute sur concours, au niveau bac + 2 pour la section traduction, et au niveau bac + 3 pour la section interprétation ;
* l'ISIT de la Catho de Paris, qui recrute sur concours après le bac et propose notamment une filière juridique

D'autres établissements se sont forgés une solide réputation :

* l'ITI-RI (Institut de traducteurs, d'interprètes et de relations internationales), à Strasbourg II (http://u2.u-strasbg.fr/itiri)
* l'ESUCA (École supérieure de cadres interprètes-traducteurs), à Toulouse 2 (Tél. 05 61 50 43 22 )
* l'INALCO (Institut national de langues et civilisations orientales), à Paris 5 (www.inalco.fr ) 

WEBMESTRE

Très à la mode à une époque, le métier de webmestre a survécu à la difficile période post start-up. Aujourd'hui, il a trouvé une place à part entière dans de nombreuses entreprises.

Un homme ou une femme orchestre

À la fois technicien, graphiste et rédacteur, le webmestre a plusieurs cordes à son arc. Sa mission ? Développer, animer et faire évoluer un voire plusieurs sites Internet. Son métier se trouve au carrefour de différentes compétences. Il recouvre à la fois des aspects techniques et l'élaboration d'un contenu éditorial.

En amont, le webmestre procède à une analyse informatique pour définir le matériel et les logiciels adaptés au projet de site Internet en fonction des objectifs et des moyens de l'entreprise. Puis il s'attaque à la conception de la charte graphique : agencement du site, choix des couleurs, animations... Il traduit ensuite les différentes données en langage HTML afin d'obtenir le résultat (textes, images, sons) souhaité. Le langage HTML lui permet d'ouvrir des accès à l'information par arborescence, et de relier les pages créées à des bases de données. C'est lui qui prend en charge le référencement du site (choix des mots-clés qui permettront d'obtenir l'adresse du site lors d'une recherche sur Internet). Dans une petite structure, la partie rédactionnelle (recueil de l'information et rédaction) est également de son ressort.

Jour après jour, il anime et améliore le site. Son but est double : faciliter sans cesse la navigation en rendant les informations accessibles, et faire vivre le site en organisant des forums et en renouvelant le contenu rédactionnel.

Enfin, la maintenance du site relève de ses fonctions. À lui d'intervenir rapidement en cas de bug !

Formation



Le métier de webmestre a longtemps été ouvert aux autodidactes. Mais aujourd'hui les employeurs préfèrent les jeunes diplômés aux bidouilleurs fous... De bac + 2 à bac + 5, les formations sont axées sur l'informatique, le graphisme ou encore le journalisme et la communication.

Au niveau bac + 2, les BTS et DUT informatique assurent une bonne formation technique. Le DUT services et réseaux de communication est apprécié car généraliste.

Au niveau bac + 3, il existe de nombreuses licences sur mesure : licence professionnelle rédaction de site Internet à Caen ; animation de sites Web à Strasbourg I ; applications de l'Internet à Amiens...

Au niveau bac + 4 ou 5, on recense plusieurs formations spécifiques en multimédia. À Marseille, l'IAAI (Institut des applications avancées de l'Internet) recrute après un bac + 4 pour deux ans d'études. Bon nombre d'écoles d'ingénieurs proposent des modules en multimédia, sans oublier les DESS : DESS applications Internet et multimédia à Paris 13, création multimédia à Toulouse 2...

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